
Donation de Mme veuve Dupré, née Chivé Rosalie Pauline, d’un terrain destiné à l’érection d’un calvaire et à la construction d’une chapelle.
Source Campneuseville- Délibérations du conseil municipal – 1838-1886 AD76
Campneuseville inauguration de La chapelle du Sainfoin
Initialement prévue le mercredi 8 septembre 1875, l’inauguration de la chapelle hameau du Sainfoin a Campneuseville dédiée au Sacré Cœur de Jésus et a l’immaculée conception a eu lieu le dimanche 3 octobre 1875 fête du Saint-Rosaire.
Dès le matin, aux Messes basses, célébré par Mr le principal du collège d’Aumale bon nombre de personnes sont venues se nourrir du pain eucharistique.
La cérémonie principale n’a toutefois commencé qu’à trois heures
L’église, toute remplie de fidèles, recueillis, était pavoisée de drapeaux, de bannières et d’oriflammes avec inscriptions et symboles relatifs à la sainte Eucharistie, au Sacré Cœur de Jésus et à la très sainte Vierge.
Après les Vêpres, a eu lieu le départ de la procession ; en un clin d’œil, quinze cents personnes étaient en mouvement, marchant en ordre vers le hameau de Sainfoin précédé de plus de cinquante jeunes filles toutes vêtus de blanc dont quatre d’entre elle portait la statue de la vierge immaculée.
Un groupe d’une centaine de verriers suivait portant la statue de leurs Saint patron Saint-Laurent puis venaient les jeunes gens avec celle du Sacré-Cœur de Jésus destiné à être placé dans la chapelle, puis enfin deux ecclésiastiques revêtus de dalmatiques marchands au milieu du clergé portant de belles châsses renferment les reliques de Saint-Maurice et Saint-Faustine récemment accordées à la paroisse par Monseigneur le Cardinal.
Dix ecclésiastiques assistaient à cette procession présidée par M. le curé-doyen de Blangy, parmi l’assistance on peut voir M Massé conseiller d’arrondissement, M le Marquis de Senarpont et plusieurs autres notabilités de la région.
Le sermon fut prêché par M l’abbé Regnaux curé de Saint-Gervais de Rouen dont le talent oratoire a été plusieurs fois apprécié dans l’église Notre-Dame de Blangy, avec une éloquence entraînante et persuasive, il développa les trois grandes dévotions que la cérémonie avait pour but de glorifier le mystère de la Croix, l’Immaculée Conception et le Sacré Cœur de Jésus.
Il termine en félicitant la paroisse de Campneuseville de posséder un monument consacré au triple mystère fondamental en qui se résume toute l’histoire des rapports qui unissent l’homme à Dieu.
A peine le sermon était-il terminé et les cérémonies accomplies, que la pluie, toujours menaçante et comme retenue par une puissance invisible, commença à tomber.
Dispersée pour le retour, la foule se retrouva tout heureuse à l’église paroissiale, où les chants à Marie et au Sacré Cœur redonnèrent à la fête toute sa splendeur. On chanta le Salut, et, après la bénédiction du saint Sacrement, chacun se retira silencieusement, emportant de cette fête un impérissable et doux souvenir.
La chapelle et édifier sur un terrain offert par une respectable chrétienne de l’endroit, et avec les aumônes de plusieurs personnes.
« Par son aspect étrange que par la grâce et l’originalité de son architecture. Un rocher artistement disposé, imitant un granit ravagé par le temps, dominé par un gigantesque calvaire et recélant dans ses «
Source La Semaine religieuse du diocèse de Rouen 1875

CAMPNEUSEVILLE. Dimanche dernier,3 courant, ont eu lieu, à Campneuseville, l’inauguration d’une chapelle
dédiée au Sacré Cœur, la bénédiction d’un calvaire et de plusieurs statues que la paroisse doit à la générosité de familles, chrétiennes.
Dès le matin, aux Messes basses, bon nombre de personnes sont venues se nourrir du pain eucharistique. La cérémonie principale n’a toutefois commencé qu’à trois heures pour se terminer avec le jour.
L’église, toute remplie de fidèles, recueillis, était pavoisée de drapeaux, de bannières et d’oriflammes avec inscriptions et symboles relatifs à
la sainte Eucharistie, au Sacré Cœur de Jésus et à la très-sainte Vierge.
Après les Vêpres, a eu lieu le départ de la procession ; en un clin d’œil, quinze cents personnes étaient en mouvement, marchant en ordre. Deux magnifiques reliquaires, contenant des reliques récemment
accordées à la paroisse par S. Em. Monseigneur le Cardinal, étaient portés par deux élèves du sanctuaire revêtus de tuniques ; ce qui frappait le plus, c’était le groupe de verriers portant la statue
de saint Laurent, leur patron ; les notabilités de l’endroit portaient avec un religieux respect la statue du Sacré Cœur. Le clergé, au nombre duquel on remarquait M. le doyen de Blangy, M. le supérieur de la maison
d’Aumale et sept autres ecclésiastiques, marchait, précédé, entouré et suivi d’oriflammes.
On se dirigea vers un hameau, le Sainfoin, où l’on vient d’édifier sur un terrain offert par une respectable chrétienne de l’endroit, et avec les aumônes de plusieurs personnes, un monument aussi remarquable
par son aspect étrange que par la grâce et l’originalité de son architecture. Un rocher artistement disposé, imitant un granit ravagé par le temps, dominé par un gigantesque calvaire et recélant dans ses
flancs abrupts et entr’ouverts une gracieuse statue de la Vierge immaculée, sert de portail. On pénètre dans l’enceinte de l’édifice par une sorte d’excavation qu’on croirait creusée par des torrents impétueux.
L’œil, étonné d’abord, est agréablement surpris, en entrant, de pouvoir se reposer près d’une statue du Sacré Cœur de Jésus.
Bientôt on vit apparaitre dans une chaire improvisée M. le curé de Saint-Gervais de Rouen, qui, dans une instruction de circonstance, et en accents d’une éloquence entraînante et persuasive, développa les
trois grandes dévotions que la cérémonie avait pour but de glorifier :le mystère de la Croix, l’Immaculée Conception et le Sacré Cœur de Jésus.
Après avoir montré que le sentiment le plus opiniâtre qu’on retrouve au fond de la conscience de tous les peuples, c’est la peur de Dieu, il prouve comment, par sa croix, le Sauveur a vaincu le monde et s’est fait aimer.
Si, au xme siècle, dit-il, le monde commençait à se refroidir, il suffisait à Notre-Seigneur de renouveler le souvenir de sa Passion, en imprimant dans la chair du séraphin d’Assise les stigmates du crucifié; cette vue
ranimait le monde,redonnait l’élan au grand mouvement des croisades et poussait l’Occident à la conquête du saint sépulcre. Cependant, malgré la Croix, le monde ne peut cesser de voir dans Jésus-Christ son juge.
L’orateur développe ici la belle doctrine de saint Bernard, en qui se faisait sentir le besoin de trouver dans la sainte Vierge une médiatrice qui eût, comme lui, toutes les conditions de notre humanité, et il
montre la part que Notre-Seigneur a voulu attribuer à sa sainte Mère dans l’œuvre de notre sanctification. Il ajoute :
Sous l’influence du protestantisme et du jansénisme qui niaient l’efficacité du sacrifice de la croix pour tous les hommes et mettaient des bornes si étroites à la miséricorde divine, qui, d’un autre côté, ne voulaient voir dans l’auguste Mère de Dieu qu’une femme comme une autre, la foi au surnaturel avait diminué en Europe et le niveau de l’amour divin avait baissé de toutes parts. C’est à ce grand mal que, dans son infinie miséricorde, Notre-Seigneur
a voulu remédier, en révélant au monde les trésors de son Cœur. Ce jour-là commença le triomphe de ce Cœur sacré dont nous saluons aujourd’hui l’aurore.
La sainte Vierge ici encore eut la mission de préparer ce règne; la définition de son immaculée Conception, ses apparitions à la grotte de Lourdes commencèrent par révéler la croyance au surnaturel; elle attira dans ses sanctuaires des
multitudes de pèlerins qu’elle conduisit ensuite à Paray, au Sacré Cœur de son divin Fils.
L’orateur montre enfin que nous pouvons espérer de voir se réaliser les magnifiques promesses faites par Notre-Seigneur à la bien-heureuse Marguerite-Marie, en nous faisant entrevoir en voie d’accomplissement les trois vœux principaux qu’il daigna former. Il voulait voir l’image de son Sacré Cœur peinte sur les étendards de la France : tous connaissent l’histoire de la bannière de Patay. Il désirait une église dédiée à son Sacré Cœur : elle s’élève sur la colline de
Montmartre, avec les aumônes volontaires de la France pénitente et dévouée. Enfin, il demandait la consécration de tous ses enfants au Sacré Cœur : les pèlerins qui s’entassent par milliers dans le sanctuaire de Paray-le-Monial attestent que ce troisième vœu est accompli.
Il termine en félicitant la paroisse de Campneuseville de posséder un monument consacré au triple mystère fondamental en qui se résume toute l’histoire des rapports qui unissent l’homme à Dieu.
A peine le sermon était-il terminé et les cérémonies accomplies, que la pluie, toujours menaçante et comme retenue par une puissance invisible, commença à tomber.
Dispersée pour le retour, la foule se retrouva tout heureuse à l’église paroissiale, où les chants à Marie et au Sacré Cœur redonnèrent à la fête toute sa splendeur. On chanta le Salut, et, après la bénédiction du saint Sacrement,
chacun se retira silencieusement, emportant de cette fête un impérissable et doux souvenir.
Il n’y a que les cérémonies religieuses qui ravivent ainsi les joies pures, qui échauffent le cœur, et qui donnent à la prière une extension et un parfum allant de la terre au ciel.
Source Courrier de la Bresle et de l’Yéres Dimanche 3 Octobre 1875
Pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1939 à 1945, Campneuseville fut soumise à de nombreux bombardements allemands et alliés, ainsi qu’à de multiples chutes de V1, en raison de sa proximité avec des sites militaires.
Les dégâts furent très importants dans la commune, notamment sur l’église et la chapelle qui, grâce aux dommages de guerre, purent être restaurées.
Restauration de la chapelle Sainfoin de Campneuseville
Les vitraux : six fenêtres comportant une vitrerie à losanges incolores, en mauvais état, furent remplacées par une vitrerie à losanges en verres antiques, bleu et jaune, avec un filet de couleur sur le pourtour.
Travaux effectués par Vitraux d’art R. Degouy, 32 rue du Général-Leclerc, Beauvais.
Travaux de couverture et de zinguerie effectués par Paul Mulot, entrepreneur à Campneuseville.
Source AD 76



Bresle et Vimeuse 30 mai 1954
CAMPNEUSEVILLE BENEDICTION DE LA CHAPELLE DU SAINFOIN 23 mai 1954
Nous avons publié l’historique de cette chapelle, située timidement en bordure de la route de Sénarpont à Campneuseville, non loin de la forêt. Nous n’y reviendrons donc pas.
Disons seulement que les habitants ont prouvé, dimanche, leur attachement à ce qui, pour eux, rappelle le passé, et le perpétue.
Là la chapelle, parée avec le meilleur goût et dont les alentours avaient été l’objet des plus grands soins, avait été, notamment, décorée de 500 roses artificielles et de gracieuses guirlandes. Et la foule vint prendre place dans la pâture qui lui fait vis-à-vis, de M. Quiébur.
Alors arriva le long cortège, composé des jeunes gens et jeunes filles, des enfants, des autorités de la commune, des sociétés Sapeurs-Pompiers avec leur lieutenant M. Thierry ; Anciens Combattants, Anciens Prisonniers, Musique « L’Indépendante », que dirige M. le Maire, et qui fut très appréciée dans ses différents morceaux.
Ajoutons que la course cycliste de Nesle-Normandeuse passa à diverses reprises devant la chapelle. Il n’y eut aucun incident. Nos sapeurs-pompiers assurèrent l’ordre de façon parfaite.
Quant au clergé, il était représenté par M. le Curé, bien entendu, M. l’abbé Lemaitre, par plusieurs prêtres du doyenné, par M. le Chanoine Hinfray, doyen de Blangy ; par M. le Vicaire général Bernard Petit, président de la fête.
M. l’abbé Fuss, curé de Richemont, célébra la grand’messe, les chants étant assurés par la chorale que dirigeait M. l’abbé Mache, de Pierrecourt, et M. Pecqueur, chantre.
Au cours de cet office, autorisé de façon spéciale, l’après-midi, par Mgr l’Archevêque, M. le Vicaire général prononça avec son éloquence faite de simplicité et de clarté un sermon qui intéressa et émut toute l’assistance, rappelant le pourquoi de cette chapelle et attribuant à chacun des assistants et des habitants quelque mérite dans une restauration qui s’imposait. Il recommanda, en cette année mariale, de beaucoup prier la Reine du Ciel, soulignant que la chapelle du Sainfoin est consacrée à N.-D. de Lourdes ; Sainte Bernadette ne fut pas oubliée.
La foule répéta les invocations qui suivirent l’office et l’on pria principalement pour la paix.
On revint ensuite à l’agglomération et, chez Mme Villeruelle, fut servi le vin d’honneur dans la plus grande et plus agréable cordialité ; M. Prestaux, maire, remercia M. le Vicaire général au nom de la commune et M. le Vicaire général, disant sa joie d’être venu à Campneuseville, au nom de Mgr Martin, archevêque de Rouen.
Source Bresle et Vimeuse 30 mai 1954

Au mois de juin 1954, la souscription pour la statue de Sainte Bernadette atteint 20 000 francs.
Le 15 août 1954, jour de la fête de l’Assomption, la statue de Sainte Bernadette doit partir de l’église de Campneuseville à 15 h, en char, en direction de la chapelle Sainfoin pour sa bénédiction.
Mais il n’y aura pas de bénédiction : un accident est survenu lors du transport de la statue !
Je suis toujours à la recherche de la cause de cet accident. Je ne manquerai pas de mettre à jour cet article lorsque j’aurai de nouveaux éléments, accompagnés de sources.

Bresle et Vimeuse 20 juin 1954

Bresle et Vimeuse 15 aout 1954

Bresle et Vimeuse 22 aout 1954
Réhabilitation de l’ensemble de la chapelle en 2014
Source Jeremy Deconynck


